Carrosserie

Divisée entre le CNPA d’un côté, resté à la table des négociations avec l’ANEA, et le duo FNAA/FFC-Réparateurs de l’autre, qui ont interrompu les discussions, l’action des syndicats de carrossiers a pris deux directions différentes. Mais si le but reste le même −contraindre au maximum le rôle économique de l’expert−, FNAA et FFC pensent qu’il faut aller plus loin que l’inscription de la jurisprudence dans la charte. Et définir, par le haut, les critères d’appréciation précis au travers desquels l’expert pourra effectivement arbitrer…

Pour sa première conférence de presse en tant que président du CNPA, Francis Bartholomé a affirmé la détermination de l’organisation professionnelle à régler le problème du poids des « agréments » d’assurance sur la rentabilité des carrossiers. Le sujet a même été désigné « cause commune » par le bureau exécutif du syndicat. Et le recours à la DGCCRF sur le dossier AXA-Nobilas, lui, a été confirmé.

Un «prolongement-terrain» de la Loi Hamon sur le libre choix du réparateur : c’est ce que souhaite la FNAA en lançant son opération « Mon Carrossier Confiance« . Elle s’accompagne de plusieurs engagements auxquels doivent adhérer les professionnels désireux d’y participer, l’objectif étant, selon la fédération, de permettre aux carrossiers de se réapproprier une relation-client trop longtemps usurpée par les assureurs…

Face aux remontées terrain faisant état de diverses formes de tentative de contournement du libre choix par les donneurs d’ordres, assurances comme experts conseil, la branche carrossier du CNPA fait bloc. Et dispose d’arguments sérieux contre l’expertise du véhicule sinistré directement au cabinet et contre la franchise discriminée.

Quelques réparateurs nous ont rapporté que certains de leurs clients avaient été enjoint par leur assureur à garder leur véhicule chez eux suite à sinistre, afin de l’y faire directement expertiser. Ou à l’amener directement au cabinet de l’expert. Si cela s’avère, il est légitime de se demander si cette nouvelle tentative de contournement du libre choix du réparateur ne risque pas d’être « la bonne » pour les compagnies d’assurances : celle qui les remettrait « enfin » (ou plutôt déjà !) dans le « droit chemin » de la maîtrise du coût sinistre…

Alors que certaines plates-formes de gestion de sinistres « dédommagent » tout de même le fameux service à domicile qu’elles exigent de « leur » réseau de réparateurs, d’autres, comme Elexia, exigent purement et simplement que les carrossiers l’exécutent gratuitement. En échange, bien sûr, d’une augmentation de leur volume d’entrées-atelier. Si le SAD gratuit n’a rien d’une légende urbaine, cela va tout de même mieux en le montrant. Et en le prouvant, document à l’appui…

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