carrossiers

L'article 61 de la loi Hamon constitue une avancée pour le consommateur… mais peut comporter des risques pour le professionnel de la réparation-collision ! En instituant le droit de résilier son contrat d’assurance après une première année de souscription, la mesure va remettre sur le marché des automobilistes en quête d’un contrat moins cher. Au risque de pousser les assureurs à comprimer encore davantage les coûts générés par les sinistres ?
Divisée entre le CNPA d’un côté, resté à la table des négociations avec l’ANEA, et le duo FNAA/FFC-Réparateurs de l’autre, qui ont interrompu les discussions, l’action des syndicats de carrossiers a pris deux directions différentes. Mais si le but reste le même −contraindre au maximum le rôle économique de l'expert−, FNAA et FFC pensent qu'il faut aller plus loin que l’inscription de la jurisprudence dans la charte. Et définir, par le haut, les critères d’appréciation précis au travers desquels l’expert pourra effectivement arbitrer…
Bien qu’ayant conservé l’anonymat du rapport d’expertise reproduit dans notre article du 5 septembre intitulé « Gan-Libre choix : quand l’expert assume son rôle de bras armé », le directeur technique du cabinet mis en cause a tenu à apporter un droit de réponse que nous reproduisons ci-dessous dans son intégralité et sans modification de contenu.
L'auto de demain sera connectée ou ne sera pas. Parmi les multiples enjeux de ce "bcall", l’après-vente concurrencée n’est pas le moindre : celui qui saura répondre au besoin d’entretien au moment même où la voiture le fera savoir au conducteur aura gagné la bataille. Constructeurs comme indépendants le savent. Sans oublier un troisième larron en embuscade qui peut leur rafler une partie de la mise : l’assureur…
FFC-Réparateurs et FNAA préparent une «réunion d’explication» prévue le 2 septembre avec le BCA. Au menu : les pressions économiques croissantes que le réseau d'experts fait unilatéralement peser sur les réparateurs. En filigrane : l’avenir du libre choix. Et le dossier, aussi fondamental qu’oublié, de l’indépendance mourante de l’expert…
Au rang des plateformes de gestion de sinistres, Elexia n’est peut-être pas la plus grosse, mais semble être l’une des plus culottées. Gestionnaire d’une partie des sinistres d’AXA, elle aurait trouvé le moyen de récupérer sur le dos des réparateurs une commission de 10% sur les dossiers de la compagnie d'assurance, alors qu’elle ne les a même pas traités ! Et ceci, que les réparateurs soient, ou non, sous contrat avec Eelexia. Pourtant, même ledit contrat ne mentionne nulle part ces fameux 10%...