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Suite à notre article intitulé “Faux VO/vrais VGE (suite) : un scandale… dans le scandale ?”, paru dans la foulée de la mise en délibéré du procès d’un expert et de vingt-six réparateur dans le cadre d’une affaire d’épaves roulantes à Evry (91), notre lecteur-observateur du secteur de la réparation-collision et des assurances a tenu à s’exprimer de nouveau afin de souligner que d’autres acteurs de la filière pouvaient tirer bénéfice de la démarche de l’organisation professionnelle : les assureurs.
Carrières Organisations professionnelles
L'assemblée générale ordinaire de la Confédération Française des Experts en Automobile (CFEA) a organisé ses élections. C’est François Mondello qui en assure maintenant la présidence.
La récente interview d’un responsable de la CFEA auprès du journal Le Parisien a fait réagir plusieurs de nos lecteurs, observateurs attentifs et acteurs du secteur de la réparation-collision. Qui reprochent à l’establishment de la profession d’expert de saisir l’opportunité des procès en cours pour s’arroger l’exclusivité de l’accès au Service d’immatriculation des véhicules (SIV) dans le cadre des procédures VE et imposer un concentrateur unique.
Parce qu’à l’occasion d’un reportage du Journal de 20 heures de France 2, le 4 janvier, sur les arnaques aux faux VO/vrais VGE, la chaîne publique a attribué à la profession d’experts en automobile le chiffre de 5 à 7% d’experts « véreux », la CFEA a violemment réagi. Non, ce chiffre ne vient pas d’elle, et les fraudeurs qui font aujourd’hui l’objet de poursuites judiciaires ne seraient pas plus d’une dizaine, soient moins de 0,3%...
La récente déclaration du président de la branche Carrossiers du CNPA, Yves Levaillant, en faveur du libre choix de l’expert a dérangé le Landerneau de l’expertise automobile… mais pas toutes les organisations professionnelles d’experts, cependant, puisque le Syndicat des experts en automobile indépendants (SEAI) a répondu par courrier à M. Levaillant en affirmant partager ce combat !
Le combat pour le libre choix de l’expert par l’automobiliste, que le CNPA entend porter, ne semble pas du goût de la Confédération française des experts en automobile (CFEA). Celle-ci a brusquement nié à l’organisation professionnelle de réparateurs la vocation à se saisir de ce dossier.
Suite à la diffusion d’une enquête sur les dérives du “coût moyen sinistre” dans son édition du 4 juin dernier, l’émission “Turbo”, sur M6, fait face à l’ire de l’ANEA. Le principal syndicat d’experts en automobile y dénonce officiellement les propos polémiques tenus par un expert, sous le sceau de l’anonymat, qui mettaient en cause les pressions assurantielles sur les experts concernant ce fameux coût moyen…
Suite à la multiplication des affaires d’épaves roulantes revendues sur le marché de l’occasion, le Syndicat des experts en automobile indépendants (SEAI) a tenu à réagir en rappelant que les professionnels non adhérents à la Confédération française des experts en automobile (CFEA) avaient eux aussi toute légitimité à procéder aux expertises de sécurité des véhicules incriminés.
Une affaire supplémentaire a été révélée dans le scandale des faux VO/vrais VGE. Nos confrères du journal Le Parisien, déjà les premiers à lever le voile sur l’affaire “des 5 014” à l’été 2015, viennent d’annoncer que quelque 1 021 véhicules –autos, motos, VUL, triporteurs et voiturettes– seraient suspectés d’être dangereux. Le Ministère de l’Intérieur a d’ores et déjà fait parvenir à leurs propriétaires un courrier les sommant de soumettre leurs véhicules à une expertise de sécurité…