Charte de bonnes pratiques

Par le biais d’un communiqué, la FFC-Réparateurs vient de dénoncer le manque de respect qu’accorderait l’ANEA à la “Charte de bonnes pratiques experts en automobiles/réparateurs” sur le terrain. En cause : la poursuite permanente du “coût moyen sinistre” de la part des experts “agréés” par les assureurs et l’absence d’application des procédures de médiation entre réparateurs et experts locaux, comme la fameuse charte l’exige pourtant…

Afin de donner aux réparateurs et, par ricochet, aux experts, le maximum d’informations simples et pratiques pour éclaircir et apaiser tant que faire se peut leurs rapports quotidiens, le CNPA, sur l’initiative de sa section Lorraine, publie un « Guide ultra pratique des relations experts/réparateurs », en version papier et en version téléchargeable et régulièrement mise à jour sur le site du CNPA.

Malgré leur refus de siéger à la réunion du 15 octobre sur les annexes de la « Charte experts-réparateurs », la FNAA et la FFC-Réparateurs ont maintenu leur présence à celle du 3 décembre qui a été alors annulée par… l’ANEA ! Retour sur les dessous de ce bras de fer autour du très suspect “rôle économique de l’expert”…

Divisée entre le CNPA d’un côté, resté à la table des négociations avec l’ANEA, et le duo FNAA/FFC-Réparateurs de l’autre, qui ont interrompu les discussions, l’action des syndicats de carrossiers a pris deux directions différentes. Mais si le but reste le même −contraindre au maximum le rôle économique de l’expert−, FNAA et FFC pensent qu’il faut aller plus loin que l’inscription de la jurisprudence dans la charte. Et définir, par le haut, les critères d’appréciation précis au travers desquels l’expert pourra effectivement arbitrer…

Fidèle à sa logique de poursuivre coûte que coûte les travaux sur les annexes de la « charte de bonnes pratiques experts-réparateurs », la branche carrossiers du CNPA a achevé de compiler les décisions de justice rendues depuis huit ans qui permettront de restreindre « l’appréciation objective » par l’expert du marché local de la réparation sur lequel il travaille. De quoi confiner le si décrié « rôle économique de l’expert » à son expression minimale, favorable, en premier lieu, au réparateur…

Dans sa lettre interne n°239, l’ANEA évoque le plan d’action “RPS”, alias “risque psycho-social”. Une véritable cellule de soutien psychologique pour traiter le «mal-être» de «certains collaborateurs» face à des «exigences professionnelles renforcées, changements d’habitudes imposés et non concertés, diminution constante des moyens». S’il fallait une autre preuve de la pression des assureurs sur les experts, la voilà. L’ANEA traite certes les symptômes. Mais quand s’attaquera-t-elle enfin à la maladie ?