Edouard Philippe

Le vent de libéralisation des pièces de carrosserie, récemment soufflé par le gouvernement français, a certes fait son effet. Mais à bien y réfléchir, les constructeurs n’ont sûrement pas dit leur dernier mot. Quant aux promesses faites, elles ne proposent pour l’heure que de concurrencer des familles de pièces qui, en fait, le sont déjà ou ne peuvent guère l’être. Ces promesses n’engagent-elles que ceux qui y croient ?

Six ans ! Il aura fallu six ans pour qu’un gouvernement suive enfin les préconisations de l’Autorité de la concurrence (ADLC) et prenne la décision de libéraliser le marché des pièces captives, dont les constructeurs ont le monopole en France au titre du droit à la protection des dessins et modèles : telle fut l’annonce du Premier Ministre, Edouard Philippe, à l’occasion de l’anniversaire des 10 ans de l’Autorité. Même s’il reste nombre d’obstacles à surmonter…

Le Premier ministre Édouard Philippe vient d’annoncer diverses «mesures d’apaisement» après les violents heurts qui ont ponctué la manifestation nationale des gilets jaunes samedi dernier. Et c’est l’automobile -et son après-vente- qui prennent : parmi ces mesures, le report de six mois du contrôle technique renforcé, censé entrer en vigueur au 1er janvier prochain, est acté. Avec cette décision, 1 million d’entrées-atelier viennent de s’évaporer pour des entreprises qui en ont pourtant grandement besoin…