Emmanuel Barbe

Tribunes libres Réparation-collision
Comme en témoigne le nombre de commentaires sur notre récent article sur la campagne de rappel de 2 500 véhicules achetés d'occasion suspectés d'être des épaves roulantes, le sujet continue de polariser les acteurs de la réparation-collision. Et l'observateur attentif du secteur qui nous avait déjà transmis une tribune en octobre dernier à ce sujet ressort à nouveau sa plume acérée...
Carrosserie Expertise
C’est le 15 décembre prochain que la procédure de rappel expresse des 1 200 véhicules d’occasion identifiés par la Délégation à la sécurité routière (DSR) comme dangereux doit prendre fin. Mais compte tenu de la très faible indemnisation de l’expertise de sécurité à laquelle les propriétaires desdits véhicules doivent se soumettre à leurs propres frais, les questions concernant la réelle sécurité des véhicules autorisés à être remis à la route pourraient demeurer…
L’entretien auto chez Euromaster, c’est LE levier de croissance choisi par l’enseigne connue d’abord pour son activité de pneumaticien. Avec le check-up sécurité gratuit proposé dans le cadre d’un partenariat avec la Sécurité Routière, le réseau entend augmenter le nombre de devis pour des prestations mécaniques et dépasser les 25% qu’occupe l’activité maintenance dans son chiffre d’affaires.
Une affaire supplémentaire a été révélée dans le scandale des faux VO/vrais VGE. Nos confrères du journal Le Parisien, déjà les premiers à lever le voile sur l’affaire “des 5 014” à l’été 2015, viennent d’annoncer que quelque 1 021 véhicules –autos, motos, VUL, triporteurs et voiturettes– seraient suspectés d’être dangereux. Le Ministère de l’Intérieur a d’ores et déjà fait parvenir à leurs propriétaires un courrier les sommant de soumettre leurs véhicules à une expertise de sécurité…
Annoncée par le délégué interministériel à la sécurité et à la circulation routières lors du Congrès de l’ANEA, en avril dernier, la nomination des nouveaux membres de la Commission nationale des experts en automobile a été officialisée au travers d’un arrêté paru au Journal Officiel le 10 septembre dernier. Ainsi réactivé après de longues années de sommeil, la CNEA, chargée entre autres des procédures disciplinaires de la profession d’expert, se pare toutefois d’une couleur très CFEA, pour ce qui est de ses membres experts en automobile…
Les représentants nationaux de la FFC-Réparateurs se sont rendus au Ministère de l’Intérieur le 28 juin dernier pour rencontrer le délégué interministériel à la sécurité routière, Emmanuel Barbe. Au menu de cette rencontre : les problèmes relationnels entre experts et réparateurs dans le domaine de la procédure VE suite, notamment, au fameux scandale des 5014 véhicules gravement endommagés (VGE) revendus sur le marché du VO.
L’interdiction de circuler formulée par le Ministère de l’Intérieur à l’attention des automobilistes n’ayant pas enclenché la procédure d’expertise de leur véhicule victime de l’escroquerie des 5 014 faux VO/vrais VGE est finalement tombée mi-mai. Au total, ce sont quelque 1 300 véhicules qui sont concernés. 1 300 propriétaires auxquels le SEAI s’adresse pour leur conseiller de faire tout de même expertiser leur véhicule…
Le Ministère de l’Intérieur a fixé son ultimatum au 13 mai prochain. Passée cette date, les automobilistes détenteurs de l’un des 5 014 véhicules identifiés comme faisant partie de l’escroquerie des VGE revendus comme VO verront suspendre leur certificat d’immatriculation, signant tout bonnement l’interdiction totale de circuler pour ces véhicules. Pour y échapper, les propriétaires doivent contacter au plus vite la plateforme d’appels désignée sur le site de la Sécurité Routière et faire procéder à une expertise… à leurs frais, bien sûr.  
L’approche du procès de l’affaire des 5 014 VGE transformés en VO a conduit l’ANEA à effectuer un bilan de l’action mise en place auprès des propriétaires des véhicules incriminés. Ce fut fait lors de son 10e congrès, le 18 mars dernier, devant plusieurs centaines d’adhérents et en présence du délégué interministériel à la sécurité et à la circulation routières, Emmanuel Barbe.