épaves roulantes

Tribunes libres Expertise & assurance
Suite à notre article intitulé “Faux VO/vrais VGE (suite) : un scandale… dans le scandale ?”, paru dans la foulée de la mise en délibéré du procès d’un expert et de vingt-six réparateur dans le cadre d’une affaire d’épaves roulantes à Evry (91), notre lecteur-observateur du secteur de la réparation-collision et des assurances a tenu à s’exprimer de nouveau afin de souligner que d’autres acteurs de la filière pouvaient tirer bénéfice de la démarche de l’organisation professionnelle : les assureurs.
La récente interview d’un responsable de la CFEA auprès du journal Le Parisien a fait réagir plusieurs de nos lecteurs, observateurs attentifs et acteurs du secteur de la réparation-collision. Qui reprochent à l’establishment de la profession d’expert de saisir l’opportunité des procès en cours pour s’arroger l’exclusivité de l’accès au Service d’immatriculation des véhicules (SIV) dans le cadre des procédures VE et imposer un concentrateur unique.
Carrosserie Justice
Mis en délibéré au 3 décembre prochain, le procès d’un expert et de 26 réparateurs, qui se tient à Evry (91), s’est conclu le 9 septembre sur une audience qui n’augure pas de peines très dissuasives pour les différents acteurs de cette affaire de faux VO/vrais VGE. Pas de quoi faire très peur aux autres fraudeurs suspectés dans des affaires similaires. A moins que le juge n’aille plus loin que le réquisitoire du procureur…
Carrosserie Justice
Depuis le 2 septembre dernier et jusqu’au 9 septembre, le Tribunal correctionnel d’Evry est le théâtre du procès attendu depuis quelques années maintenant : celui de la deuxième grosse affaire d’épaves roulantes, ces véhicules gravement endommagés (VGE) revendus sur le marché de l’occasion par des garagistes escrocs avec la complicité d’experts véreux. 26 réparateurs et un seul expert comparaissent…
A la veille du début du procès de réparateurs et d’un expert suspectés d’avoir remis sur le marché du VO des véhicules gravement endommagés (VGE), TF1 a diffusé, le 1er septembre dernier, un numéro de Grands Reportages dédié aux failles, légales ou non, de la filière VE et suivi des enquêteurs de la Gendarmerie Nationale dans leurs efforts pour démasquer les coupables de ce type d’arnaques éminemment dangereuses pour la sécurité des usagers de la route.
D’après nos confrères du quotidien Le Parisien, environ 1 250 nouvelles épaves roulantes illégalement validées VO par un expert ont été identifiées par les gendarmes d’Amiens et de Senlis. Une nouvelle affaire VGE qui devient l'occasion pour l'agence Generali locale de lancer un étonnant discrédit sur les experts indépendants dont «il faut se méfier». Des indépendants qui apprécieront sûrement…
Parce qu’à l’occasion d’un reportage du Journal de 20 heures de France 2, le 4 janvier, sur les arnaques aux faux VO/vrais VGE, la chaîne publique a attribué à la profession d’experts en automobile le chiffre de 5 à 7% d’experts « véreux », la CFEA a violemment réagi. Non, ce chiffre ne vient pas d’elle, et les fraudeurs qui font aujourd’hui l’objet de poursuites judiciaires ne seraient pas plus d’une dizaine, soient moins de 0,3%...
Toujours très engagée dans la défense des automobilistes face aux abus des compagnies et mutuelles d’assurance, la Ligue de défense des droits de l’assuré (LDDA) a pris le temps de réfléchir aux moyens d’éviter à l’avenir d’éventuels nouveaux scandales d’épaves roulantes. Et préconise tout simplement, dans une lettre adressée à plusieurs ministères du gouvernement Edouard Philippe, d’interdire la réparation des véhicules économiquement irréparables (VEI) en vue d’une remise sur le marché du VO.