expert en automobile

Suite à l’arrêt du 2 février 2017 de la Cour de cassation reconnaissant à l’expert en automobile la légitimité d’évaluer le coût de la réparation automobile, y compris le tarif horaire, en fonction de la concurrence locale, le CNPA s’est démené pour alerter les pouvoirs publics sur les conséquences de cet arrêt. Las, c’est devant la Commission européenne qu’il a poursuivi son recours et la plainte a été enregistrée en février 2019.

C’est sous la houlette du Syndicat des experts en automobile indépendants (SEAI) et avec le soutien de la FNA 06 et de son président, Claude Alzina, que plusieurs représentants nationaux de la branche carrossiers du CNPA, de la FFC Réparateurs, et divers présidents régionaux et départementaux de la FNA se sont réunis le 20 juillet dernier pour évoquer ensemble un combat auxquels ils espèrent sensibiliser les consommateurs : le libre choix de l’expert.

Désireuse d’inscrire la profession d’expert en automobile dans la transition écologique du parc roulant et remettre le métier au centre des préoccupations environnementales croissantes du secteur, l’ANEA vient de rejoindre l’Association Eco Entretien. La façon dont les experts s’inscriront dans la démarche reste à définir mais devrait être éclaircie au cours du Symposium ANEA du 30 mars prochain.

Le lundi 3 avril dernier, M6 a rediffusé le numéro d’Enquête Exclusive du 27 novembre. Intitulé “Garagistes escrocs, experts véreux : le scandale des épaves roulantes”, le reportage suit l’enquête du groupe automobile de la Section de recherches de la Gendarmerie Nationale de Paris. Menés depuis près de trois ans, leurs travaux révèlent peu à peu l’ampleur d’un trafic ayant remis à la route entre 200 et 300 000 véhicules gravement endommagés.

Un peu plus d’un an après sa création, le SEAI organisait son assemblée générale élective à Lyon, le 10 mars dernier. Jusqu’alors directeur technique du jeune syndicat d’experts indépendants, Karim Megrous, patron du cabinet A.A.M.E à Saint-Laurent-du-Var (06), a été élu président, pour une durée d’un an. Et tous les adhérents se sont engagés à se rapprocher, chacun dans leurs secteurs respectifs, des organisations professionnelles de réparateurs et des associations de défense des consommateurs pour promouvoir, entre autres, la pratique du recours direct.

Suite à une procédure de recours direct menée par un expert du SEAI, le Tribunal d’instance de Toulon a rendu récemment un jugement condamnant les Assurances du Crédit Mutuel (ACM) à payer à l’automobiliste non responsable plus de 5 000 euros d’indemnités, dont 3 000 euros pour résistance abusive. L’un des premiers jugements à faire payer au prix fort la résistance d’un assureur face à une procédure que le Code des assurances autorise pourtant…

 

Dans une communication auprès de ses adhérents en date du 15 avril dernier, la branche Carrossiers du CNPA fait le point sur l’intérêt du recours direct, les écueils à éviter et surtout confirme la nécessité de se rapprocher d’experts indépendants de tout donneur d’ordre et maîtrisant la procédure, en particulier ceux du SEAI qui y ont été formés par Karim Megrous, victorieux dans de nombreux dossiers devant les tribunaux de région PACA.

Suite à la récente demande de la CFEA (Confédération française des experts en automobile) de voir reconnu par l’État le “code de déontologie des experts” adopté par ses membres en avril dernier, le SEAI (Syndicat des experts en automobile indépendants) dénonce le manque de légitimité du texte, qui n’a pas été souscrit par l’ensemble de la profession d’expert et qui ne saurait se substituer aux dispositions qui encadrent déjà la profession tel qu’elles apparaissent dans le Code de la route.

 

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