experts en automobile

Notre article sur l’étrange renvoi du procès d’un expert et d’un “casseur-réparateur” devant le TGI de Senlis (60) a reposé la question d’une liste définitive de pièces de réemploi autorisées dans la procédure VE, que réclame ardemment “Jeanmi”, l’un de nos lecteurs, dont nous reproduisons ici le pertinent commentaire.

 

D’après nos confrères du quotidien Le Parisien, environ 1 250 nouvelles épaves roulantes illégalement validées VO par un expert ont été identifiées par les gendarmes d’Amiens et de Senlis. Une nouvelle affaire VGE qui devient l’occasion pour l’agence Generali locale de lancer un étonnant discrédit sur les experts indépendants dont «il faut se méfier». Des indépendants qui apprécieront sûrement…

Parce qu’à l’occasion d’un reportage du Journal de 20 heures de France 2, le 4 janvier, sur les arnaques aux faux VO/vrais VGE, la chaîne publique a attribué à la profession d’experts en automobile le chiffre de 5 à 7% d’experts « véreux », la CFEA a violemment réagi. Non, ce chiffre ne vient pas d’elle, et les fraudeurs qui font aujourd’hui l’objet de poursuites judiciaires ne seraient pas plus d’une dizaine, soient moins de 0,3%…

A l’occasion de deux jugements rendus le 7 septembre dernier suite à des procédures de recours direct envers MMA et la MAIF, le Tribunal d’instance de Pertuis, dans le Vaucluse (84), a reconnu à chaque fois à l’assuré non responsable son droit au “libre choix de l’expert” ainsi qu’au caractère non contradictoire de la première expertise dans la gestion d’un sinistre. Deux éléments qui apportent de l’eau au moulin des partisans de la rupture du lien expert-assureur au profit du seul automobiliste.

La récente déclaration du président de la branche Carrossiers du CNPA, Yves Levaillant, en faveur du libre choix de l’expert a dérangé le Landerneau de l’expertise automobile… mais pas toutes les organisations professionnelles d’experts, cependant, puisque le Syndicat des experts en automobile indépendants (SEAI) a répondu par courrier à M. Levaillant en affirmant partager ce combat !

Élu le 10 mars dernier, François Mondello, nouveau président de l’ANEA, premier syndicat représentatif du métier d’expert, s’est engagé à répondre à vos questions à l’occasion de la prochaine “Interview des lecteurs” d’Après-Vente Automobile. Que vous soyez expert, réparateur, dépanneur, recycleur, distributeur, équipementier, assureur, membre d’une organisation professionnelle ou représentant des Pouvoirs publics, il y a forcément une problématique qui vous concerne dans le champ d’activité et dans l’actualité du métier d’expert en automobile. A vous de jouer ! Après-Vente Automobile vous donne la parole, alors prenez-la !

 

Suite à la diffusion d’une enquête sur les dérives du “coût moyen sinistre” dans son édition du 4 juin dernier, l’émission “Turbo”, sur M6, fait face à l’ire de l’ANEA. Le principal syndicat d’experts en automobile y dénonce officiellement les propos polémiques tenus par un expert, sous le sceau de l’anonymat, qui mettaient en cause les pressions assurantielles sur les experts concernant ce fameux coût moyen…

Dans son édition du dimanche 4 juin dernier, l’émission de M6 spécialisée dans l’auto, “Turbo”, s’est penchée sur le coût moyen sinistre si cher aux assureurs, et sur ses corollaires. “Rôle économique” de l’expert instrumentalisé, pression déontologique sur ces mêmes experts, conventions IRSA, impact sur les primes d’assurance… Tout ou presque y est passé, des problèmes aux solutions, parmi lesquelles l’inévitable procédure de recours direct en cas d’accident non responsable.

Suite à la multiplication des affaires d’épaves roulantes revendues sur le marché de l’occasion, le Syndicat des experts en automobile indépendants (SEAI) a tenu à réagir en rappelant que les professionnels non adhérents à la Confédération française des experts en automobile (CFEA) avaient eux aussi toute légitimité à procéder aux expertises de sécurité des véhicules incriminés.

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