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Si le gouvernement a bel et bien déposé un amendement au projet de loi d’orientation des mobilités visant à libéraliser le marché des pièces dites ‘captives’, ses modalités d’application pourraient bien en annuler toute conséquence positive. En termes de concurrence pour les acteurs de la rechange indépendante, comme en terme de pouvoir d’achat pour les consommateurs automobilistes…

Six ans ! Il aura fallu six ans pour qu’un gouvernement suive enfin les préconisations de l’Autorité de la concurrence (ADLC) et prenne la décision de libéraliser le marché des pièces captives, dont les constructeurs ont le monopole en France au titre du droit à la protection des dessins et modèles : telle fut l’annonce du Premier Ministre, Edouard Philippe, à l’occasion de l’anniversaire des 10 ans de l’Autorité. Même s’il reste nombre d’obstacles à surmonter…

A la suite de l’UFC-Que Choisir, la FEDA vient d’apporter publiquement son soutien à l’une des douze propositions prônées par l’association de défense des consommateurs pour augmenter le pouvoir d’achat des Français : la libéralisation du marché des pièces de carrosserie. Un véritable épouvantail pour les constructeurs, que la FEDA entend agiter de nouveau à l’occasion d’une enquête auprès de ses adhérents.

Sur le papier, la création de l’APAM par l’accueil de 5 fédérations en son sein a du sens. Face au CNPA qui est sorti seul en tête de la première étape de la représentativité fin 2016, l’alternative d’une seconde organisation professionnelle affichant 25% des entreprises syndiquées garantit une salutaire pluralité. A condition bien sûr que les chapelles s’unissent réellement en une seule et même cathédrale syndicale…

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