Jacques Cornut

Plutôt discret depuis plusieurs mois, le Syndicat national des experts en automobile (SNDEA), qui courrait après les adhésions pour atteindre les fameux 8% de représentativité exigée par la loi pour 2017, vient finalement d’être mis en sommeil par son bureau et notamment son président, Jacques Cornut, selon une lettre récemment envoyée aux adhérents. Un aveu d’échec au moins temporaire.  
En protestant contre les conditions drastiques de l’appel d’offres d’Allianz aux experts libéraux, le SNDEA n’aura finalement récolté qu'un courrier de son Directeur indemnisation automobile enregistrant cliniquement les arguments de la lettre de Jacques Cornut pour mieux les révoquer. L'assureur, également interpelé par l'ANEA qu'il tient tout autant à distance, n'a visiblement pas peur d'avoir ouvert deux fronts syndicaux...
Alors que l’ANEA s’est élevée, en interne, contre les résultats de l’appel d’offres d’Allianz qui a laissé plusieurs dizaines de ses membres sur le carreau, le SNDEA, lui, a choisi de s’adresser directement au président du conseil d’administration de l’assureur, Jacques Richier. Une action nécessaire pour le jeune syndicat qui se veut représentatif… quitte à plaider, pour cela, la clémence d’Allianz pour ses désormais ex-experts agréés.
Bien qu’ayant conservé l’anonymat du rapport d’expertise reproduit dans notre article du 5 septembre intitulé « Gan-Libre choix : quand l’expert assume son rôle de bras armé », le directeur technique du cabinet mis en cause a tenu à apporter un droit de réponse que nous reproduisons ci-dessous dans son intégralité et sans modification de contenu.
Vous êtes déjà près de 3 000 en moins de 3 jours  à avoir lu le courrier de Jacques Cornut, le président du jeune syndicat d'expert SNDEA, que nous mettions en ligne mercredi. Sa demande au retour du respect des textes professionnels et des hommes (experts comme carrossiers), ainsi qu’à l’indépendance de sa profession suscite diverses réactions...
C'est la première fois qu'un syndicat d'experts pose aussi ouvertement le problème : dans deux courriers qu'il vient de rendre publics, le SNDEA (Syndicat National Des Experts en Automobile) interpelle experts, compagnies, mutuelles et ministère des Transports (l'autorité de tutelle des experts) sur les dérives  que subit le métier de l'expertise...
Les réactions des experts libéraux sur notre site témoignent non seulement de l’inquiétude d’être atteints dans leur indépendance par la note de la Matmut, mais surtout de l’agacement que leur suscite l’absence de position officielle de leur chambre syndicale. L’ANEA, s’estimant non mise en cause, se refuse pour l’instant à communiquer sur le sujet. Mais d’autres voix s’avèrent moins frileuses, à l’image du tout jeune SNDEA, qui livre toutefois une position tempérée sur le contenu de la note.