MACIF

Dévorés en priorité par nos “Hannibal lecteurs”, voilà les 20 articles les plus lus de l’année 2017 sur apres-vente-auto.com. Tous traitent logiquement des événements qui ont marqué l’après-vente l’an dernier : les rachats multiples sur fond de concentration de la distribution européenne, le Diesel devenu victime expiatoire du scandale VW, les nouveaux appétits des constructeurs pour la pièce équipementière, les tensions entre pièces physiques et pièces en ligne, l’interminable affaire des VGE vendus frauduleusement comme VO et bien sûr, quelques thèmes emblématiques de l’affrontement carrossiers/assureurs. Bon retour vers les infos majeures de 2017 et bonne année 2018 à tous !

Selon un courrier en date du 9 novembre dernier, la Macif lance, en ce 27 novembre 2017, une nouvelle application conçue avec Darva pour permettre de « favoriser une meilleure prescription de [son] réseau agréé et d’augmenter le volume de dossiers confiés ». La mutuelle d’assurance exige donc de ses réparateurs conventionnés qu’ils renseignent « impérativement » le maximum d’informations sur leurs services et leurs compétences, entre autres, pour permettre aux gestionnaires de sinistres d’avoir les arguments nécessaires pour orienter le plus possible les assurés vers “son” réseau.

La Macif a subi deux revers en justice, début avril, dans le Nord et le Pas-de-Calais, suite à la minoration par l’un de ses “experts agréés” des coûts de réparation des véhicules de ses assurés. Le premier revers subi devant le Tribunal d’instance de Lens, le second devant la Juridiction de proximité de Lille. Deux victoires pour les automobilistes plaignants mais aussi pour la Carrosserie des Weppes et le SEAI, dont le trésorier national et expert de son état, Sylvain Pecqueur. Et un contre-pied fameux au récent arrêt de la Cour de cassation sur le “rôle économique de l’expert”.

La FFC-Réparateurs vient d’annoncer la victoire en première instance de l’un des adhérents, établi à Cormeilles-en-Parisis (95), contre la Macif, coupable selon le Tribunal de Grande instance de Pontoise d’avoir contourné la procédure de cession de créance. Celle-ci a été officiellement simplifiée le 1er octobre dernier mais la mutuelle d’assurance n’en est pas à sa première incartade en matière d’irrespect de cession de créance. Cette affaire-là, toutefois, lui coûtera la somme de 18 000 euros !

La Cour d’appel de Paris a reconnu, le 22 septembre dernier, la Macif coupable de s’être cachée derrière une clause jugée abusive pour refuser à l’un de ses assurés, victime d’un vol sans traces d’effraction de son véhicule, l’indemnisation qu’il demandait. Une décision de justice qui vient souligner à quel point la notion d’effraction peut être désuète lorsque les moyens électroniques actuels, en vente libre sur Internet, permettent de dérober une voiture sans jamais devoir la forcer.

Le 22 janvier dernier, nous relations la récente condamnation par la Cour de cassation d’un expert “d’assurance” un peu trop entêté face à un réparateur agréé Macif qui, de bonne foi, avait choisi de réparer la voiture de son client avec une aile neuve à peine plus chère que l’occasion préconisée par le rapport. Nos lecteurs attentifs ayant demandé de légitimes précisions, les voilà…

Le Tribunal d’instance de Saint-Etienne a récemment condamné in solidum un assuré Macif et sa compagnie d’assurance dans le cadre d’un recours direct initié par la victime de l’accident. Preuve que la procédure commence à faire son chemin auprès des particuliers eux-mêmes et que ceux-ci n’hésitent plus à invoquer leur droit à indemnisation en dehors des conventions IRSA.

 

Après avoir obtenu les condamnations de Groupama, de la Maaf et de la Macif devant les tribunaux dans le cadre de procédures de recours direct, l’expert azuréen Karim Megrous espère être suivi dans son combat par les plus indépendants de ses confrères. Et initier un mouvement qui conduirait la profession à s’affranchir réellement des liens nocifs qui la lient aux compagnies d’assurance. Entretien.

 

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