Nicolas Guiselin

Après les années difficiles marquées par le virage de la nouvelle règlementation des films pour vitrage, le réseau Glastint se félicite, l’année de ses 30 ans, d’avoir su redresser la barre en développant de nouvelles activités, notamment la réparation et le remplacement de vitrage, et en capitalisant sur la croissance du business des films teintés pour les vitrages des bâtiments.

Glastint vient d’annoncer l’ouverture de son capital à la SACDE, fonds institutionnel du gouvernement monégasque, qui va en prendre 20% pour permettre à l’enseigne d’accélérer le développement de son réseau et de soutenir le déploiement de ses nouvelles compétences, notamment le remplacement et la réparation de pare-brise, entre autres.

Aucune mobilisation n’y a fait. Le décret limitant le taux de transmission de lumière visible à 70% sur les vitres avant des véhicules est finalement paru le 13 avril, confirmant les craintes des professionnels de la filière de pose de films pour vitrage. Si certains gros acteurs du marché ont déjà anticipé et se lancent dans des activités parentes, les entreprises les plus indépendantes du secteur risquent de souffrir les prochains mois…

1 800 emplois et toute une filière professionnelle menacés. Telle est la conséquence prévisible du décret annoncé ce dimanche par le délégué interministériel à la Sécurité routière, Emmanuel Barbe, qui vise à limiter à 70% le niveau de transmission de lumière visible sur les vitres avant des automobiles, soit… l’indice du vitrage d’origine à leur sortie d’usine ! Derrière des visées prétendument sécuritaires, c’est toute une filière professionnelle que l’Etat risque de condamner, filière dont le gros des films posés laisse pourtant le conducteur largement visible, y compris des forces de l’ordre.