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Avant les congés d'été, au plus tard à la rentrée, le CNPA aura saisi la DGCCRF pour la faire se prononcer sur le contenu des contrats et annexes de Nobilas/AXA. Selon le syndicat patronal, il y subsiste «des points durs inacceptables». Cette décision clôt un an et demi de réunions CNPA/AXA au terme desquelles Nobilas a d’abord refusé de transmettre la nouvelle version de ses contrats, puis de les modifier pour se conformer aux demandes du CNPA…
A écouter Nobilas, c’est fait : hormis quelques zones ici ou là, le réseau promis à AXA serait globalement bouclé. Mais alors pourquoi encore recruter en promettant des taux horaires inespérés, comme dans cette réunion du 3 mars dernier fédérant moult concessionnaires, succursales et agents Renault de plusieurs départements ?
La Cour d’appel de Paris a confirmé, jeudi 5 mars, la décision prononcée par le tribunal correctionnel à l’avantage des carrossiers et autres animateurs du site “ninobilas-nisoumise.fr” : relaxés en première instance, ils ont aussi été affranchis en appel des dommages et intérêts réclamés par la plateforme.
A la suite de notre article sur notre condamnation récente devant le tribunal de Commerce, Nobilas a exigé un nouveau droit de réponse. Nous aurions pu le refuser en l'état : la forme de ce dernier ne respecte pas tous les fondements de ce droit. Mais Nobilas s'est aussi employée à exiger et obtenir la même chose d'au moins un de nos confrères ayant relayé notre condamnation. Parce que la manœuvre vise ainsi à nous discréditer grossièrement −en tous les sens du terme−, nous lui concédons donc la parole demandée... pour mieux lui répondre.
Relaxés le 2 mai 2014 par le Tribunal correctionnel de Paris des accusations de diffamation qui pesaient contre eux, les auteurs et informateurs du site «ninobilas-nisoumise.fr» comparaissaient ce jeudi 22 janvier devant la Cour d’Appel de Paris. Nous nous sommes joints au (minuscule) public qui assistait à l’audience. Récit, (presque) comme si vous y étiez…
Dévoilé par la FFC-Réparateurs, ce courrier d'AXA montre comment l'assureur a “dégradé” ses agents généraux en sergents-recruteurs de réparateurs agréés. Il y a urgence : il faut accélérer le trop inabouti enrôlement de “réparateurs Nobilas” pour finaliser un réseau agréé digne du contrôle attendu des flux de réparation (80% ambitionnés). Et de fait, réduire d'autant l'impact du libre choix. Les armes distribuées aux agents généraux : jouer sur la peur de la perte de business et surtout, sur le fait qu'AXA refusera toute prise en charge à tout réparateur non agréé dès le 1er janvier !
Après les réparateurs et les experts en automobile, ce sont désormais les agents généraux qui font les frais du serrage de vis d’AXA. Des agents qu’AXA exige performants sur le SAD, service jugé opportun pour contourner le libre choix du réparateur par l’assuré. Un service qui, toutefois, ne semblait pas emporter l’adhésion du réseau d’agents généraux jusqu’à ce que l’assureur ne décide de créer un challenge SAD, avec cadeaux à la clef…
Pour sa première conférence de presse en tant que président du CNPA, Francis Bartholomé a affirmé la détermination de l’organisation professionnelle à régler le problème du poids des "agréments" d’assurance sur la rentabilité des carrossiers. Le sujet a même été désigné "cause commune" par le bureau exécutif du syndicat. Et le recours à la DGCCRF sur le dossier AXA-Nobilas, lui, a été confirmé.