Pièces captives

Des pièces de carrosserie avouées «non commercialisables» par Renault pour une Dacia Logan MCV de moins d'un an et un véhicule de remplacement dur à obtenir au motif que ladite Logan n'est pas en réparation dans le réseau au Losange : c'est la drôle d'histoire racontée par Hervé et Catherine Trémouillaux dont la voiture est immobilisée depuis fin novembre 2019...
Carrosserie Législation
C'est fait : depuis fin novembre, le texte sur la pseudo-libéralisation des pièces captives en France a été voté en même temps que la plus générale loi dite “Lom”. Mais même si, ici ou là, des organisations professionnelles se sont -prudemment il est vrai- félicitées de cette victoire historique, il faut raison garder...
A la Une Réparation
SRA (Sécurité et réparation Automobile) vient de constater une très importante hausse du prix des pièces de carrosserie. La dernière fois qu'un tel bond annuel de plus de 6% était enregistré par ses services, c'était en 2007. 2007 et 2019 ? Ce sont justement les deux seules années qui ont été à fort risque pour le monopole des pièces captives en France...
Pièces Législation
Le projet de Loi d’Orientation des Mobilités était présenté pour une nouvelle lecture au Sénat le 5 novembre 2019. Mais celui-ci l’a rejeté, considérant qu’il n’avait pas été amélioré. Conséquence, il revient pour une lecture définitive telle quelle à l’Assemblée nationale.
En l'état, le versant “pièces de carrosserie” de la loi LOM ne doit guère faire frémir d'effroi les constructeurs. Malgré les efforts des indépendants, en dépit d'une succession d'amendements et au-delà des effets de manche gouvernementaux, le constat s'impose déjà : c'est d'une contrefaçon de libéralisation que le texte s'apprête à accoucher. Pire : il n'interdit même pas de recapter des pièces réputées déjà concurrencées. Explications...
Si le gouvernement a bel et bien déposé un amendement au projet de loi d’orientation des mobilités visant à libéraliser le marché des pièces dites ‘captives’, ses modalités d’application pourraient bien en annuler toute conséquence positive. En termes de concurrence pour les acteurs de la rechange indépendante, comme en terme de pouvoir d’achat pour les consommateurs automobilistes…
Le vent de libéralisation des pièces de carrosserie, récemment soufflé par le gouvernement français, a certes fait son effet. Mais à bien y réfléchir, les constructeurs n'ont sûrement pas dit leur dernier mot. Quant aux promesses faites, elles ne proposent pour l'heure que de concurrencer des familles de pièces qui, en fait, le sont déjà ou ne peuvent guère l'être. Ces promesses n'engagent-elles que ceux qui y croient ?