procédure VE

Carrosserie Sécurité routière
Elle était en préparation depuis plusieurs mois, elle a finalement eu lieu à Saint-Laurent-du-Var (06), dans les locaux de la Fédération française de l’automobile (FFA). La toute première session de formation à la procédure Véhicule endommagé (VE) destinée aux réparateurs a réuni une quinzaine de professionnels le 12 octobre dernier, venus recevoir les enseignements de deux formateurs de l’INSERR : Michel Barret et Michel Loisel.
Tribunes libres Expertise & assurance
Suite à notre article intitulé “Faux VO/vrais VGE (suite) : un scandale… dans le scandale ?”, paru dans la foulée de la mise en délibéré du procès d’un expert et de vingt-six réparateur dans le cadre d’une affaire d’épaves roulantes à Evry (91), notre lecteur-observateur du secteur de la réparation-collision et des assurances a tenu à s’exprimer de nouveau afin de souligner que d’autres acteurs de la filière pouvaient tirer bénéfice de la démarche de l’organisation professionnelle : les assureurs.
La récente interview d’un responsable de la CFEA auprès du journal Le Parisien a fait réagir plusieurs de nos lecteurs, observateurs attentifs et acteurs du secteur de la réparation-collision. Qui reprochent à l’establishment de la profession d’expert de saisir l’opportunité des procès en cours pour s’arroger l’exclusivité de l’accès au Service d’immatriculation des véhicules (SIV) dans le cadre des procédures VE et imposer un concentrateur unique.
Le comité de suivi Véhicules endommagés (VE), organisé le 23 octobre dernier par la Direction interministérielle à la sécurité et la circulation routière (DSCR), a rassemblé autour de la table les représentants des divers organisations professionnelles. Parmi lesquelles le CNPA, disposant de trois sièges, qui a émis quelques pistes d’évolution pour l’avenir de la procédure VE.
Alors que le premier comité de suivi VE depuis des années s’est tenu le 23 octobre, le Syndicat des experts en automobile indépendants (SEAI) avait déjà adressé au Ministère de l’Intérieur des propositions d’évolution de la procédure “véhicules endommagés” et d’amélioration de la sécurité routière en générale, en remettant l’expert dans la position de juge de paix pro-sécurité avant tout.
Parce qu’à l’occasion d’un reportage du Journal de 20 heures de France 2, le 4 janvier, sur les arnaques aux faux VO/vrais VGE, la chaîne publique a attribué à la profession d’experts en automobile le chiffre de 5 à 7% d’experts « véreux », la CFEA a violemment réagi. Non, ce chiffre ne vient pas d’elle, et les fraudeurs qui font aujourd’hui l’objet de poursuites judiciaires ne seraient pas plus d’une dizaine, soient moins de 0,3%...
En parallèle de nos différents articles sur le scandale des 5 014 faux VO/vrais VGE et à l’annonce de nouvelles affaires, le débat s’est intensifié quant à l’importance réelle accordée à la sécurité routière dans la procédure VE actuelle. Expert en automobile, “Brunel” s’inquiète de la responsabilité du réparateur auquel ladite procédure fait porter de lourdes responsabilités sans qu’il ait toujours les moyens techniques et réglementaires de les assumer.