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Carrières Organisations professionnelles
L'assemblée générale ordinaire de la Confédération Française des Experts en Automobile (CFEA) a organisé ses élections. C’est François Mondello qui en assure maintenant la présidence.
La récente interview d’un responsable de la CFEA auprès du journal Le Parisien a fait réagir plusieurs de nos lecteurs, observateurs attentifs et acteurs du secteur de la réparation-collision. Qui reprochent à l’establishment de la profession d’expert de saisir l’opportunité des procès en cours pour s’arroger l’exclusivité de l’accès au Service d’immatriculation des véhicules (SIV) dans le cadre des procédures VE et imposer un concentrateur unique.
Le combat pour le libre choix de l’expert par l’automobiliste, que le CNPA entend porter, ne semble pas du goût de la Confédération française des experts en automobile (CFEA). Celle-ci a brusquement nié à l’organisation professionnelle de réparateurs la vocation à se saisir de ce dossier.
Le Syndicat des experts indépendants (SEI), membre de la CFEA, vient de lancer, le 9 janvier, une “plateforme nationale du recours direct automobile”, au travers d’un site web baptisé accident-non-responsable.com et d’un numéro de téléphone dédié. Une initiative qui, selon son président Bernard Tourrette, concrétise deux ans de réflexion et vient trancher avec la relation plus que distante qu’entretiennent les autres composantes de la CFEA (ANEA, BCA Expertise) avec le recours direct…
Présentée fin 2014 comme la toute première plateforme nationale de recours direct par son propriétaire, l'entreprise Car Concession, également éditrice du site Carrosserie.com, le portail Recours-direct.org n'a plus donné signe de vie depuis plusieurs mois aux carrossiers et experts qui lui ont fait confiance pour porter leurs dossiers auprès des assureurs d'automobilistes responsables. Pire, plusieurs de ces experts et réparateurs n'auraient pas été payés suite à leurs derniers recours...
Annoncée par le délégué interministériel à la sécurité et à la circulation routières lors du Congrès de l’ANEA, en avril dernier, la nomination des nouveaux membres de la Commission nationale des experts en automobile a été officialisée au travers d’un arrêté paru au Journal Officiel le 10 septembre dernier. Ainsi réactivé après de longues années de sommeil, la CNEA, chargée entre autres des procédures disciplinaires de la profession d’expert, se pare toutefois d’une couleur très CFEA, pour ce qui est de ses membres experts en automobile…
Suite à la récente demande de la CFEA (Confédération française des experts en automobile) de voir reconnu par l’État le “code de déontologie des experts” adopté par ses membres en avril dernier, le SEAI (Syndicat des experts en automobile indépendants) dénonce le manque de légitimité du texte, qui n’a pas été souscrit par l’ensemble de la profession d’expert et qui ne saurait se substituer aux dispositions qui encadrent déjà la profession tel qu’elles apparaissent dans le Code de la route.  
La Confédération française des experts en automobile (CFEA), qui regroupe ANEA, UPEAS et BCA expertise, a très officiellement appuyé auprès de la Délégation à la sécurité et à la circulation routières (DSCR) pour que le module de formation continue consacré au recours direct dispensé par l’INSERR soit purement et simplement… supprimé ! Une initiative qui place l’organisation, qui se veut le représentant “unique” du métier, dans une position diablement décalée par rapport au mouvement de libération de l’expertise dans lequel s’inscrit le recours direct.
Le Syndicat des experts indépendants (SEI) a décidé d’intégrer la Confédération française des experts en automobile (CFEA), réactivée l’an dernier par l’ANEA, l’UPEAS et BCA, afin de se donner les moyens de toucher plus facilement les Pouvoirs publics, qui disposent de beaucoup de prérogatives en matière d’expertise auto. Mais l’intégration du SEI, qui se veut militant de l’indépendance des experts vis-à-vis des donneurs d’ordres, pourrait s’avérer plus complexe que prévue dans une organisation ou les “experts d’assurance” sont légion et dominent les débats…  
Le magazine spécialisé dans la consommation et organe officiel de l’UFC-Que Choisir, principale association française de défense des consommateurs, vient de se pencher sur le cas des experts en automobile. Un article dans lequel l’indépendance des professionnels en prend pour son grade, et qui a le mérite de sensibiliser (enfin !) le grand public à leur situation de dépendance économique vis-à-vis des assureurs. Dépendance qui, au final, nuit certainement à l’assuré.