SFEREN

Carrosserie Réparation-collision
De mutuelle privilégiant la proximité avec l’assuré et le dialogue entre ses prestataires, la MAIF semble devenue, depuis son aventure avortée au sein de SFEREN, particulièrement directive avec “son” réseau d’experts… Et nombre d’entre eux seraient sur la sellette faute, d’ici 2022, d’avoir rejoint l’un des grands réseaux d’expertise automobile ou d’avoir tout simplement vendu leurs missions… voire leur cabinet tout entier !
Pour sa première conférence de presse en tant que président du CNPA, Francis Bartholomé a affirmé la détermination de l’organisation professionnelle à régler le problème du poids des "agréments" d’assurance sur la rentabilité des carrossiers. Le sujet a même été désigné "cause commune" par le bureau exécutif du syndicat. Et le recours à la DGCCRF sur le dossier AXA-Nobilas, lui, a été confirmé.
Décidément, la fièvre anti-libre choix agite même les assureurs qui, jusqu’ici, n’avaient pas encore pris part à la bataille. Gan faisait, en effet, profil bien bas par rapport à AXA et aux compagnies du groupe SFEREN. Pourtant, la filiale de Groupama n’y va pas par quatre chemins pour essayer de contourner la "loi Hamon" : elle le suggère directement à ses assurés, en leur conseillant l’expert qui va bien ! Tout en leur confirmant, toutefois, le « régime de libre concurrence » auquel « évolue désormais » la réparation automobile. Comme si ça n’avait jamais été le cas…
L’ultime table ronde du week-end de convention de la FNAA, samedi 3 mai, entendait montrer à quel point l’appartenance à un réseau pouvait constituer un bouclier pour les artisans face aux pressions des apporteurs d’affaires. Et transformer le rapport en partenariat gagnant-gagnant. Mais le bouclier est-il bien si épais ? Le public n’avait pas l’air de le penser…
Cette année, la première table ronde du congrès de l’ANEA a fait la part belle à un sujet d’avenir qui se conjugue déjà au présent : le Big Data. Un flux gigantesque de données numériques fluctuant sur Internet et dont les acteurs de la réparation, du constructeur au réparateur en passant, bien sûr, par l’expert doivent savoir se servir pour mieux servir leur client. Et aussi leur profession.
On se souvient que le CNPA a récemment transmis à la DGCCRF l’analyse juridique détaillée des contrats d’agrément piloté par les plateformes Covea et SFEREN. Si l’avis de l’instance de Bercy est encore loin d’aboutir, cette initiative a d’ores et déjà un mérite. Et pas des moindres : celui de faire revenir autour de la table des négociations les deux plateformes…
Dans un récent témoignage, un de nos lecteurs précisait en substance que «l’affaire Nobilas» pourrait avoir du bon : selon lui, les autres assureurs et plateformes «restent bien sages pour le moment ; ils regardent et je pense qu’ils craignent que leur tour vienne…». C’est peut-être faire un peu vite preuve d’optimisme…