SRA

A la suite de l’UFC-Que Choisir, la FEDA vient d’apporter publiquement son soutien à l’une des douze propositions prônées par l’association de défense des consommateurs pour augmenter le pouvoir d’achat des Français : la libéralisation du marché des pièces de carrosserie. Un véritable épouvantail pour les constructeurs, que la FEDA entend agiter de nouveau à l’occasion d’une enquête auprès de ses adhérents.

Parmi les enseignements prodigués par le baromètre FFC de ce premier trimestre 2016, le volume d’activité réalisé par les carrossiers au travers des assureurs a augmenté par rapport aux trois premiers mois de 2015. Et ce, qu’ils soient RA1, RA2 ou réparateurs indépendants. Etonnamment, l’activité hors assurance est elle aussi en hausse, sauf chez les concessionnaires…

 

Et voilà que SRA (Sécurité et Réparation Automobiles), émanation des assureurs et pourtant très ancien et avisé observateur du prix des pièces, prend brutalement et ouvertement position contre les tarifs des pièces captives, tout particulièrement ceux pratiqués par les constructeurs français. Les assureurs veulent-il enfin ouvrir ce dossier qu’ils contournent depuis si longtemps ? Et si oui, pourquoi ?

En à peine dix ans selon SRA, les prix des pièces de carrosserie ont augmenté de 36,1 %, soit… trois fois plus que les prix à la consommation. Avec un bref ralentissement en 2012 et 2013 lié à la nécessité pour les constructeurs de troquer modération tarifaire contre rejet d’une loi anti-monopole. Mais la pénitence a pris fin et la poule aux œufs d’or se remet à pondre…