SRA

Observateur avisé des coûts de la réparation automobile en tant qu’émanation des sociétés d’assurance auto, SRA a mis en avant, dans sa dernière lettre parue fin avril, une hausse inédite du prix des pièces de rechange au cours de l’exercice 2018… Cette augmentation aurait atteint +6,4% dans les factures réglées par les assureurs et représenterait 50% du montant de la réparation. Et la tendance se poursuit au 1er trimestre 2019...
A la suite de l'UFC-Que Choisir, la FEDA vient d’apporter publiquement son soutien à l’une des douze propositions prônées par l’association de défense des consommateurs pour augmenter le pouvoir d’achat des Français : la libéralisation du marché des pièces de carrosserie. Un véritable épouvantail pour les constructeurs, que la FEDA entend agiter de nouveau à l’occasion d’une enquête auprès de ses adhérents.
Les carrossiers n'en avaient plus l'habitude: 2016 a vu leur chiffre d'affaires comme leur flux client augmenter de 2%. Mais le baromètre de la FFC concernant la réparation-collision met aussi en lumière de fortes disparités dans les prestations : bris de glace et débosselage en flop, remplacement au top...
Parmi les enseignements prodigués par le baromètre FFC de ce premier trimestre 2016, le volume d’activité réalisé par les carrossiers au travers des assureurs a augmenté par rapport aux trois premiers mois de 2015. Et ce, qu’ils soient RA1, RA2 ou réparateurs indépendants. Etonnamment, l’activité hors assurance est elle aussi en hausse, sauf chez les concessionnaires…  
Et voilà que SRA (Sécurité et Réparation Automobiles), émanation des assureurs et pourtant très ancien et avisé observateur du prix des pièces, prend brutalement et ouvertement position contre les tarifs des pièces captives, tout particulièrement ceux pratiqués par les constructeurs français. Les assureurs veulent-il enfin ouvrir ce dossier qu'ils contournent depuis si longtemps ? Et si oui, pourquoi ?
En à peine dix ans selon SRA, les prix des pièces de carrosserie ont augmenté de 36,1 %, soit... trois fois plus que les prix à la consommation. Avec un bref ralentissement en 2012 et 2013 lié à la nécessité pour les constructeurs de troquer modération tarifaire contre rejet d'une loi anti-monopole. Mais la pénitence a pris fin et la poule aux œufs d'or se remet à pondre...