Ventes VI : l’OVI revoit ses prévisions à la hausse !

L’Observatoire de Véhicule Industriel (OVI) de BNP Paribas Rental Solutions pour le second semestre laisse entrevoir un exercice 2021 encore meilleur qu’initialement attendu. Après un premier semestre synonyme de reprise, le secteur a tous les atouts en main pour transformer l’essai au second semestre. S’il parvient toutefois à éviter certains écueils…

La crise sanitaire aura profondément impacté l’économie mondiale. Elle continue d’ailleurs de la faire, entre les craintes d’un nouvelle vague liée aux variants ou les à-coups industriels provoqués par les confinements successifs. Le TRM n’a pas échappé à cette règle. L’année 2020 aura vu une baisse drastique des ventes VI, les transporteurs gelant leurs investissements en matière de renouvellement de parc… alors même que les contraintes règlementaires toujours plus fortes leur imposent de verdir leur parc à marche forcée.

Une reprise en déséquilibre

Pour autant, la filière VI a repris des couleurs depuis le début de l’année. Certes, une récente enquête d’opinion de la FNTR indique que l’activité du transport routier de marchandises (TRM) est toujours en-dessous de son niveau d’avant-crise : 41 % des chefs d’entreprise ont constaté une baisse de leur activité au 1er trimestre 2021 et seulement 19 % une hausse. L’OVI note cependant qu’ils semblent plus optimistes que lors du dernier observatoire et anticipent une hausse de leur activité. Attention toutefois à ce que donnera la prochaine loi Climat et résilience, encore en discussion, mais dont les objectifs environnementaux apparaissent particulièrement ambitieux au regard du temps imparti…

Quant au secteur du TP, locomotive de la filière VI, il s’est montré dynamique en mars et a retrouvé un niveau d’avant-crise malgré les élections, des collectivités aux finances fortement impactées par la crise sanitaire, ou encore la pénurie des matériaux avec, pour corolaire, la flambée des matières premières. Le secteur du bâtiment peut quant à lui avancer des carnets de commandes solides et le transport des matériaux connait lui aussi une belle dynamique, avec un niveau d’activité là aussi proche de celui qu’il connaissait avant la pandémie.

Le début d’année 2021 voit donc le marché du VI en bonne forme, avec une demande soutenue. Les tracteurs tirent la reprise avec 9 500 unités écoulées durant les 5 premiers mois. L’OVI souligne que les indicateurs sont très favorables avec notamment un retour à la normal des carnets de commandes : les distributeurs enregistrent ainsi une hausse de quelque 85% pour les traceurs et de 50% pour les porteurs. Les commandes de VUL enregistrent quant à eux une hausse de 42% ; si la dynamique perdure, le segment pourrait d’ailleurs enregistrer un exercice record !

La problématique se situe davantage au niveau de l’offre, avec la pénurie de divers composants pour l’industrie auto qui pénalise toute la chaîne, du constructeur au client transporteur en passant par les carrossiers-constructeurs. Avec des délais de livraison qui s’allongent considérablement : 201 jours actuellement contre 96 en décembre dernier pour les constructeurs, et 122 jours contre 95 jours en décembre 2020 pour les carrossiers-constructeurs.

Second semestre : tendance à confirmer!

Si l’exercice 2021 sera à n’en pas douter atypique, avec toutes les caractéristiques d’une année de reprise alors même que la sortie de crise n’est pas véritablement là, le secteur du VI peut s’appuyer sur une demande forte, soutenue par une dynamique forte dans des secteurs d’activité clés. Mais si le potentiel est fort, l’OVI insiste sur le poids dans l’équation de la variable que sont les délais de livraison.

C’est la raison pour laquelle les prévisions de ventes VI de l’Observatoire sur l’ensemble de l’année 2021 s’expriment dans une fourchette assez large : entre 45 000 et 48 000 unités. Ce qui correspondrait, dans l’hypothèse de la fourchette basse, à une hausse de 7,8% par rapport à 2020 et, dans celle de la fourchette haute, à +15%. Dans un cas comme dans l’autre, les corrections de l’OVI pour l’exercice apparaissent significative, l’observatoire anticipant en début d’année un marché global à 42 000 unités en 2021, soit une (très) timide hausse de 0,1% par rapport à 2020… 

Dans le détail, le tracteur resterait moteur de la reprise avec des volumes de vente compris entre 23 400 et 25 000 unités – soit entre +12,2 et +22,2% par rapport à 2021. Le segment des porteurs devrait au pire atteindre 21 600 unités, soit +3,6% par rapport à 2020 ; au mieux 22 500, soit +8% par rapport au précédent exercice.

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