Max Alunni lance une enseigne «made in Albax»

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Et voilà le groupe Albax (15 carrosseries pour un CA de 25 M€) prêt à déployer une enseigne accompagnée de R’mes, son DMS maison. Les atouts majeurs de l’offre ? Un puissant et complet back office aux services centraux mutualisés, clé de la réussite du groupe, dorénavant mis au service de futurs adhérents ayant atteint ou pouvant rapidement ambitionner une taille critique de 2 à 2,5 M€. Le tout, en couplant harmonieusement rentabilité et retour sur investissement…

De g. à dr: Thomas Alunni, directeur des opérations des Carrosserie Lecoq et de la communication du Groupe Albax et des systèmes d’information; Max Alunni, président du Groupe Albax Carrosserie Lecoq; Gilles Alunni, directeur des opérations ALBAX Côte d’Azur; Bastien Alunni, directeur des opérations ALBAX Île de France; François Dejante, directeur général du Groupe Albax Carrosserie Lecoq

De g. à dr: Thomas Alunni, directeur des opérations des Carrosserie Lecoq, de la communication du Groupe Albax et des systèmes d’information; Max Alunni, président du Groupe Albax Carrosserie Lecoq; Gilles Alunni, directeur des opérations Albax Côte d’Azur; Bastien Alunni, directeur des opérations Albax Île de France; François Dejante, directeur général du Groupe Albax Carrosserie Lecoq.

Une info venue de nos lecteurs-correspondants!On ne présente plus le Groupe Albax ni son fondateur, Max Alunni. C’est lui qui inventait la carrosserie rapide en 1988 quand, aujourd’hui encore, des carrossiers hésitent toujours à se lancer dans le spot repair. Créateur visionnaire du groupe Albax, c’est aussi lui qui prouvait ses talents de redresseur d’entreprises en reprenant en 2003 puis en relançant avec brio les carrosseries mutualistes Carex (GMF) malgré leur passif de 4,5 M€. Comme il reprenait en 2006 la carrosserie Lecoq et ses 2 M€ de dettes pour sauver cet écrin pour véhicules d’exception…

Rien de surprenant donc à entendre cet éternel audacieux annoncer maintenant le lancement… d’un réseau ! Soyons précis : plutôt qu’un réseau aux destinées forcément nationales, il veut avant tout créer une enseigne, mais “façon Alunni/Albax”. Avec un cahier des charges qui lui est aussi propre qu’ambitieux, nourri des valeurs ajoutées qui ont fait d’Albax l’un des tout premiers groupes de carrossiers de France.

Nécessaire taille critique

Ambitieux, parce qu’il ne veut recruter que des entreprises de carrosserie affichant -ou étant raisonnablement capables de réaliser- 2 à 2,5 millions d’euros par an et fortes -ou susceptibles de l’être à court terme- d’une quinzaine de salariés.

Et Albax sait de quoi il parle. Depuis plus de 30 ans, le groupe de 25 millions d’euros a assis sa croissance et ses succès sur un puissant back office partagé par toutes les implantations. Informatique, formations, gestion, RH, formations internalisées, achats en équipements, pièces, consommables et ingrédients… sont ainsi au service de chaque entreprise du groupe, libérant localement les énergies tout en consolidant l’ensemble. «Pour chaque problématique transversale, nous avons su construire et développer des réponses mutualisées, souligne Max Alunni. C’est ce qui fait notre force depuis plus de 30 ans».

C’est par exemple le cas du DMS maison “R’mes” (pour Réseau Mobilité Esprit Service, prononcez “Hermès”). «Nous l’avons inventé en 70 et fait évoluer année après année. C’est un outil de gestion mais également de pilotage de la performance, pleinement adapté aux réseaux multi-sites avec des centres de production qui reçoivent du travail de différents sites de conciergerie. Combien faudrait-il investir aujourd’hui pour recréer ex-nihilo un tel outil ?»

Sens entrepreneurial exigé

L’enseigne se déclinera donc sur ces caractéristiques propres à Albax. Selon les critères, l’expérience et les moyens mutualisés et rodés depuis longtemps par l’ensemble des 15 carrosseries du groupe. Un ensemble qui, entre les carrosseries Albax et les deux carrosseries Lecoq spécialisées en véhicules de collection et supercars (à Bezons et à Mandelieu), dispose de l’intégralité des compétences et expériences requises pour accompagner des professionnels, autant en carrosserie “prêt à porter” pour véhicules de grande diffusion que pour cette “haute couture” qu’exigent la restauration complète, l’entretien et la réparation de véhicules de collection comme d’exception.

Première et logique qualité pour pouvoir prétendre intégrer l’enseigne : un profil de carrossier capable d’épouser la philosophie, les méthodes et les outils “made in Albax”. Il existe certes un très humain esprit Albax, insufflé par la présence et la proximité qu’entretient Max Alunni avec chacun des collaborateurs. Mais chaque entité du groupe n’en fonctionne pas moins au métronome : analyse et suivi mensuels des tableaux de bord, comités de direction réguliers, identification constante des besoins, des forces et des faiblesses, culture de l’anticipation et des projets…

L’atout des fonctions-support Albax

Car la mise à disposition d’outils de gestion performants implique aussi les nécessaires adoption et respect des process. Albax veut donc attirer des carrossiers-entrepreneurs ayant compris que l’évolution du marché de la réparation-collision, tant technologique qu’organisationnelle, ne leur permet plus de relever seuls et sans aide deux défis majeurs : celui de l’excellence-métier propre à l’activité et celui du parfait gestionnaire d’entreprise.

Ce prérequis admis, «mettre notre back office et nos services centraux à la disposition de nos futurs partenaires est aussi simple pour nous que précieux pour eux», déroule Thomas Alunni, l’un des fils du fondateur et directeur des opérations de la célèbre Carrosserie Lecoq. «Notre différence et notre valeur ajoutée, c’est d’être nous-mêmes gestionnaires de centres de profit doublés d’une forte compétence métier, complète-t-il. Et d’avoir su mutualiser chaque fonction-support. Nous connaissons chaque aspect des métiers de la réparation-collision pour les pratiquer au quotidien. Nous savons auditer, construire un plan de développement, bâtir un prévisionnel et en assurer le suivi, tout en libérant les énergies et les capacités d’action de nos collaborateurs. Donc, a fortiori, de nos futurs adhérents

Albax veut donc attirer des carrossiers-mutants, prêts à hybrider l’excellence de leur geste artisanal avec toute la rigueur entrepreneuriale d’aujourd’hui. Surtout si ces carrossiers ont l’ambition de croître et consolider une taille critique, elle-même consommatrice de temps et d’investissements lourds auxquels seule la mutualisation permet d’accéder.

Priorité au recrutement de proximité…

Second critère de recrutement : la proximité. Le groupe est aujourd’hui implanté autour de deux pôles géographiques : l’Ile de France (Paris 5ème, Paris 15ème, Boulogne-Billancourt, Gentilly, Lecoq Paris et Albax La Défense) et la côte d’azur (La Trinité, 2 implantations à Nice, Cagnes-sur-Mer, Antibes, Cannes, Fréjus, Mandelieu et Lecoq Riviera). C’est donc proche de ces deux zones que le recrutement d’adhérents va commencer.

Car pour Max Alunni qui a déjà tenté l’aventure de l’enseigne au début des années 90 («les carrossiers d’alors étaient encore trop artisans et pas encore assez entrepreneurs»), une leçon majeure a été tirée : «au vu de la densité des services que nous apportons et du nécessaire accompagnement qu’ils impliquent, nous devons recruter à proximité de nos centres actuels», souligne-t-il. En outre, cette stratégie de croissance par proximités territoriales permettra aussi de démultiplier l’efficacité de la communication locale que l’enseigne Albax promet d’apporter dans le cadre de son animation-enseigne.

Mais Albax ne veut toutefois pas fermer la porte à d’autres initiatives territoriales plus isolées, «pourvu que nous soyons alors en mesure de couvrir d’un coup un territoire avec 3 à 4 implantations parfaitement adaptées aux divers potentiels régionaux».

… et à la rentabilité

Ce sera donc l’esprit du contrat qu’il s’apprête à signer avec le tout premier partenaire. Un contrat moins rigide qu’une franchise, mais mâtiné de contrat de licence ou de concession. Pour résumer : droit d’entrée, territoire garanti et % du CA. «En contrepartie, nous garantissons de bien meilleurs résultats économiques tout en permettant de croître sur le territoire défini», promet le groupe Albax, qui pense ainsi pouvoir assurer 5% de profitabilité aux futurs membres du réseau Albax…

Sans oublier que l’homogénéité d’une enseigne bâtie sur le modèle Albax peut aussi résoudre un autre problème-clé de la réparation-collision : le recrutement et la fidélisation des collaborateurs. «Nous avons un très faible turn-over dans notre groupe car nous gardons les talents en permettant des carrières pleines allant de l’apprenti jusqu’au créateur d’entreprise», souligne Max Alunni. Il se félicite de pouvoir ainsi bénéficier «d’une armée de métier, quand tant d’autres carrossiers sont hélas obligés de gérer des armées de mercenaires»…

Dans le sens de l’histoire

Les tout premiers partenaires du réseau Albax seront donc recrutés soit en région IDF, soit en région Paca. «La première signature interviendra très prochainement», annonce M. Alunni sans en dévoiler plus.

Combien de partenaires Albax le groupe ambitionne-t-il à terme ? Là n’est pas -et ne sera jamais- la question. «C’est en cela aussi que nous différons d’un réseau classique. Nous n’avons rien d’autre à vendre que nos méthodes et notre savoir-faire. Notre ambition est qualitative, pas quantitative. L’homogénéité et la rentabilité primeront toujours sur le nombre et sur les volumes. C’est le secret de notre réussite que nous souhaitons maintenant partager».

Une certitude : l’offre de l’enseigne proposée par Albax s’inscrit pleinement dans le sens de l’histoire de la réparation-collision, soumise comme beaucoup de marchés à de nécessaires regroupements pour compenser la baisse tendancielle des marges et des profits. En ce sens, Albax veut permettre à ses futurs adhérents d’être parmi ceux qui décident de leur destin plutôt que d’avoir à le subir. Parmi ceux qui voudront et pourront croître, même en territoires hostiles.

Recrutement nécessairement œcuménique

«Nous avons compris depuis longtemps l’intérêt de la nécessaire consolidation qui s’impose à notre métier. Et du gain stratégique et financier que la taille d’un groupe comme le nôtre permet, en activités à volume comme de niche. Nous sommes aujourd’hui prêts à partager ces atouts avec des carrossiers ambitieux, conscients qu’ils peuvent trouver chez nous ce qu’une entreprise isolée ne peut s’offrir», résume Max Alunni.

Car il l’a lui-même calculé : déjà, les 100 premières entreprises du marché de la réparation-collision détiennent 25 à 35% des volumes en France. Parce que les talents qu’il veut fédérer sont encore rares, il annonce pragmatiquement que le recrutement sera donc œcuménique, auprès d’indépendants comme de carrossiers sous enseignes, indépendantes ou constructeurs. «Les entrepreneurs que nous souhaitons accueillir appartiennent à toutes les chapelles», conclut-il.

Avis donc aux amateurs…. pourvu bien sûr qu’ils soient professionnels au sens où l’entend la nouvelle enseigne Albax !

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