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Fabrice Godefroy, DG d’IDLP: « Il va falloir être agile comme jamais »

Fabrice Godefroy, directeur général d’IDLP, traduit la pensée de beaucoup d’acteurs de la distribution de pièces. Il craint que ce second confinement ne ressemble pas au premier et gâche les derniers espoirs de rattrapage. Il est plus light certes, mais il risque du coup d’être plus long. Et à l’image de tous ceux qui comme lui avaient décidé de rester ouverts dès les premières heures du confinement de mars à mai, les cartes ne sont pas les mêmes. Si le marché va moins chuter que la première fois, ils seront beaucoup plus nombreux en activité à se le partager…

Fabrice Godefroy, DG d'IDLP:  même fort de son expérience réussie de distributeur resté ouvert dès le début du premier confinement, il estime entrer à l'aveugle dans le second...

Fabrice Godefroy, DG d’IDLP:  même fort de son expérience réussie de distributeur resté résolument ouvert dès le début du premier confinement, il estime entrer à l’aveugle dans le second…

Pour IDLP qui avait résolument décidé de rester ouvert dès les premières heures du confinement de mi-mars à mi-mai, comment cette seconde édition s’annonce-t-elle ? « Nous avons beaucoup appris du premier. Nous sommes pleinement organisés, formés et nous ne manquons ni de masques, ni de liquide hydroalcoolique », rassure Fabrice Godefroy, directeur général.

Mais il n’est pas serein pour autant. Car il est bien conscient que le contexte est différent. Il ne s’attend pas à la même et inattendue prime à ceux qui resteront ouverts…

Les grandes inconnues du reconfinement

Certes, il constate que le trafic automobile est loin d’être interrompu, pariant donc sur un meilleur maintien des volumes d’entrées-atelier et sur moins de kilomètres perdus que lors du premier confinement. «Il s’agit, pour l’instant au moins, d’un confinement “light”. Beaucoup plus de monde peut et va donc continuer à travailler, analyse-t-il. La première fois, malgré les risques que nous prenions à sauter dans l’inconnu, nous avions au moins un atout : nous étions peu à servir un marché certes en chute, donc peu à en profiter à plein pendant et juste après le confinement. Cette fois, le marché reste certes plus actif ; mais nous sommes bien plus nombreux à nous le batailler».

En outre, il craint que ce confinement plus souple n’en soit que plus long. Et pour lui qui a maintenu à plein une dynamique commerciale, l’espoir de rattraper le retard d’ici la fin de l’année s’éloigne d’autant. « Jusqu’à ce reconfinement, nous pouvions encore espérer réussir une année 2020 identique à l’année 2019. Ce ne sera donc pas le cas ». Pour lui et pour beaucoup d’autres…

Contre mauvaise fortune, bon cœur…

Mais « ne nous plaignons pas, tempère-t-il. Par rapport à beaucoup d’autres secteurs, nous avons la chance d’être considérés comme appartenant à une activité indispensable et de pouvoir grandement limiter les dégâts». Ce défenseur intarissable du diesel et du thermique y voit même, en creux, une satisfaction : « ce statut d’activité essentielle aura au moins le mérite d’avoir rendu une partie de sa noblesse à cette mobilité automobile terriblement décriée ».

Reste qu’il estime entrer à l’aveugle dans ce second confinement à la durée et à l’intensité incertaines. « Nous allons devoir déployer des talents de chef d’orchestre, pour moduler le rythme de nos entreprises à celui d’une musique qui va s’écrire au jour le jour. Il va nous falloir être agiles comme jamais »

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