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Pièces d’origine et de réemploi au menu d’Alternative Autoparts

Le groupement poursuit la diversification de ses activités en proposant une offre de pièces de réemploi (PRE) et de pièces d’origine constructeur. De quoi continuer son offensive auprès des carrossiers deux ans après l’accord avec Centaure pour la distribution de peinture et de produits de para-peinture.

Julien Lefort (à gauche), directeur général adjoint d’Alternative Autoparts, et Fabrice Godefroy, directeur général du groupement.

«Dans l’économie circulaire, il y a l’échange standard, déjà déployé dans le groupement via la création de la marque Techn’Parts. Reste la pièce de réemploi sur laquelle il manquait une solution à Alternative Autoparts», décrit Fabrice Godefroy, DG du groupement.

C’est chose faite avec l’ouverture d’une plateforme web (développée par un prestataire spécialisée dont le nom n’est pas dévoilé) de mise en relation entre un panel de déconstructeurs agréés –actuellement 70– et les réparateurs. «Le réparateur fait sa demande de pièce et peut recevoir trois à quatre réponses, ce qui assure qu’il n’y aura pas de surenchère sur les prix proposés. Ce schéma évite de créer l’insatisfaction de ne pouvoir fournir la pièce demandée, faute de stock. Car en matière de pièces de réemploi, la grosse difficulté est clairement que l’on ne maîtrise pas l’approvisionnement !», explique Julien Lefort, DGA d’Alternative Autoparts. D’où l’intérêt d’être multi-sources avec un maillage couvrant les territoires des distributeurs du groupement.

Ouverture à la pièce constructeur

Autre complément stratégique de gamme : les pièces constructeur via la plateforme web baptisée Alternative PO “pièce d’origine”, exclusivement ouverte aux distributeurs AA. L’offre couvre 95 % des pièces –mécanique et carrosserie– Peugeot, Citroën et Opel livrables en 24 heures sur toute la France. «Nous n’en sommes qu’au début», assure Julien Lefort.

Ford et Mercedes pourraient faire leur entrée dans le catalogue avec en ligne de mire l’ensemble des marques, même Renault ! Un challenge avec des Français encore très arqués sur la notion de monopole. «Cela va permettre aux distributeurs de proposer de la pièce de carrosserie, par exemple, dans des conditions privilégiées avec des tarifs ne détruisant pas la valeur ajoutée des marges.»

Muscler son offre en se diversifiant

Pas de provocation pour le groupement pour qui casser les frontières devient une évidence. «Cela fait des années que le clivage rechange constructeur/indépendant n’existe plus. Il y a un besoin des deux côtés», analyse pragmatique Fabrice Godefroy, convaincu que les concessionnaires ne resteront pas les bras croisés face aux difficultés de marché qui les attendent.

«Avec la pression de la limite des 95 g de CO2 et du véhicule électrique qui va assécher leur activité après-vente, les concessionnaires vont se diversifier. Et ils seront plus vite touchés que la rechange indépendante, qui travaille sur le parc ancien (7 à 10 ans). La différence va se faire sur la disponibilité, la technique…», poursuit le DG d’Alternative Autoparts.

Dans ce contexte, les acteurs de la distribution indépendante doivent se muscler. D’où cette offre diversifiée mais aussi la mise en place du Collectif des experts de la mobilité pour accélérer sur la formation et la mise en avant des atouts de la rechange indépendante. La boucle est bouclée.

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