Pièces Groupement

Alternative Autoparts récupère trois plateformes de Sirius

Alternative Autoparts continue de se développer en accueillant simultanément dans ses rangs trois nouvelles plateformes, toutes trois membres, jusqu’en janvier dernier, du réseau Sirius : Marseille Dépôt, DAPAM et SBD. Ce qui porte désormais à 13 le nombre de plateformes que compte le groupement. En attendant, Sirius, qui n’a toujours pas récupéré de nouvel adhérent, en est réduit à seulement quatre sites…

De g. à dr. : Julien Lefort (Ouest-Injection & Alternative Autoparts), Sébastien Rouberty (IDLP), Christophe Combes (IDLP & Alternative Autoparts), Yannick Fichot (Alternative Autoparts), Anne et Christian Del Aguila (Marseille Dépôt), Patrice Godefroy (IDLP & Alternative Autoparts), François Chevreux (SBD), Philippe Pechberty (SBD et DAPAM) et Fabrice Godefroy (IDLP & Alternative Autoparts).

Elles ne devaient donc pas rester seules bien longtemps. Deux mois à peine après avoir fait sécession du groupe Sirius, les plateformes Marseille Dépôt, DAPAM et SBD viennent de rejoindre officiellement le petit groupement qui grimpe -et qui ne peut encore être qualifié de “petit” que parce qu’il fraye au milieu de mastodontes tels que Parts Holding Europe (PHE) et Alliance Automotive Group (AAG)- autrement dit Alternative Autoparts (AA).

Ainsi renforcé, le groupement co-fondé par les groupes IDLP et Atac Pièces Auto peut se féliciter de compter 13 plateformes dans ses rangs, désormais. «La complémentarité de ces nouvelles plateformes va nous permettre de fournir l’offre produits et services la plus complète possible à nos différents adhérents, tout en renforçant notre maillage logistique et créer ainsi une synergie nouvelle», se réjouit Fabrice Godefroy, directeur général d’Alternative Autoparts.

La moitié sud de la France bien couverte par Alternative Autoparts

Parce qu’avec ces trois nouvelles plateformes, AA vient de quasiment doubler sa force de frappe dans la moitié sud de la France. En effet, créée en 2008, la Société Bordelaise de Distribution (SBD), comme son nom l’indique, est basée à proximité de Bordeaux, à Floirac plus précisément. Fondée en 1974, DAPAM (Diffusion d’Accessoires et de Pièces Automobiles du Midi), elle est sise à Toulouse, où Alternative Autoparts compte déjà une plateforme avec PAP Sud. Un PAP Sud également présent à Vitrolles, en banlieue de Marseille, port d’attache de Marseille Dépôt, plateforme créée en 1965.

Dans le détail, cette dernière, forte de 6,5 millions d’euros de chiffre d’affaires, emploie 16 personnes, stocke 65 000 références sur 3 500 m² et dessert 2 fois par jour les six départements de la région PACA, ainsi que l’Hérault (34) et le Gard (30), et la Corse en J+1. DAPAM, de son côté, avec ses 3,9 millions d’euros de CA en 2019, compte 10 collaborateurs, stocke quelque 28 000 références sur 2 900 m² et livre les départements de l’ancienne région Midi-Pyrénées, une partie de l’ex-région Languedoc-Roussillon et le Lot-et-Garonne (47). Un département situé en Nouvelle-Aquitaine, région sur laquelle sévit SBD (4 millions d’euros de CA en 2019), avec ses 9 employés qui travaillent environ 30 000 références sur une surface de 2 750 m².

Sirius déplumé… pour l’instant ?

De concert, Anne Del Aguila, dirigeante de Marseille Dépôt, Philippe Pechberty, dirigeant de DAPAM et SBD, et son associé au sein de cette dernière, François Chevreux, se sont félicité de rejoindre Alternative Autoparts, car cela signifie «rejoindre un groupement dynamique qui rassemble et redistribue, un groupement qui assure des perspectives de développements, notamment à travers son offre de pièces techniques». Sans compter qu’Alternative Autoparts, outre ses 13 plateformes, dispose surtout d’un réseau de distributeurs qui compte 91 adhérents, de Relais Technique au nombre de 37 et d’un véritable réseau de garages, avec 132 établissements répartis sur toute la France.

Un maillage autrement plus dense et maîtrisé de bout en bout que celui dont jouissaient Marseille Dépôt, SBD et DAPAM au sein de Sirius, lequel n’est qu’un réseau de plateformes. Et un réseau qui ne compte plus que quatre sites, désormais, avec la plateforme de Meyzieu, dans le Rhône, propriété d’AGRA qui contrôle également CREA, en Bretagne, ainsi que Fed Alaurex, entre Grand Est et Bourgogne-Franche-Comté, et le site francilien de Drop Pièces Autos, anciennement AutoParts et ex-LumLux, propriété de l’AGRA depuis 2017 elle aussi.

En attendant, Sirius n’a toujours pas accueilli dans ses rangs de nouvelle plateforme. Et si un éventuel rapprochement avec Apprau, qui ne compte plus que quatre adhérents avec ADIPA (Nantes), Chaussende (Marseille et Toulouse), Dasir (Lyon et Limoges) et MotorParts (Lille), paraît théoriquement envisageable, rien n’est moins sûr en l’état actuel des choses. Décidément, l’avenir des plateformes régionales hors des tout-puissants groupements apparaît de moins en moins simple au fil des années…

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